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Préserver notre planète : chez Oteci nous nous engageons pour que notre association soit toujours plus respectueuse de l’environnement

Dans le cadre de son investissement sur le sujet Environnement, Oteci a mesuré son empreinte carbone sur l’année 2023. En effet, que l’on soit un particulier, une entreprise ou une association, réduire son empreinte carbone est le moyen le plus efficace pour agir contre le réchauffement climatique.

Qu’est-ce que l’empreinte carbone ?

L’empreinte carbone est une grandeur permettant de mesurer l’impact d’une activité sur l’environnement, et plus particulièrement les émissions de gaz à effet de serre liées à cette activité.
On peut la mesurer pour une personne, une famille, une entreprise, une association, une organisation, ou des produits. Cet impact est généralement exprimé en dioxyde de carbone équivalent ou CO2e.
Le CO2 étant le Gaz à Effet de Serre (« GES ») le plus répandu, l’impact des autres GES est converti en CO2 équivalent en mesurant combien de CO2 aurait la même contribution au réchauffement climatique ; par exemple, 1 kg de méthane émis pèse 28 kg de CO2. Au niveau d’un pays, l’empreinte carbone se calcule sur la demande finale intérieure :

  • GES émis par les ménages (notamment venant des combustibles utilisés pour le chauffage ou les véhicules)
  • GES issus de la production intérieure (biens, services) hors exportations
  • GES émis par les produits et services importés.

Comment se calcule l’empreinte carbone ?

Les émissions de GES relatives à un émetteur se calculent en multipliant une quantité physique ou monétaire par un facteur d’émission issu d’une table ou obtenu par calcul. 

En France, c’est l’ADEME qui publie et met à jour périodiquement les facteurs d’émission (tableau de 17 500 lignes !) en lien avec les organismes équivalents des autres pays.

  1. Les facteurs d’émission physiques

Exprimés en kg CO2e / quantité consommée, utilisés partout où c’est possible.

Exemples, pour un moteur à combustion d’essence : 2,30 kg CO2e / litre consommé, pour une consommation d’électricité : 0,052 kg CO2e / kWh consommé (valeur 2022).

Quantité de GES = Quantité Consommée x Facteur Émission Physique

  1. Les facteurs d’émission monétaires

Exprimés en kg CO2e / € dépensé. Lorsque le facteur d’émission physique n’est pas connu, il permet d’estimer le contenu en CO2e d’un produit ou d’un service à partir de son prix. Exemple, fournitures de bureau : 0,25 kg CO2e / €.

Quantité de GES = Prix x Facteur Émission Monétaire

Dans le cas du calcul de l’impact carbone d’un produit, on doit considérer l’ensemble de son « cycle de vie » : phase de R&D, production en incluant le conditionnement, livraison, récupération en fin de vie avec recyclage ou élimination.

Pourquoi mesurer son empreinte carbone à Oteci ?

Étant concernés dans nos actions pour l’association, tout comme les citoyens, les entreprises ou les États, il a été décidé de s’emparer du sujet environnemental chez Oteci et, nous aussi, de limiter notre impact.

Vouloir agir c’est bien mais cela nécessite au préalable de mesurer et de quantifier cet impact pour se comparer et choisir judicieusement des pistes d’amélioration. Mesurer les émissions de gaz à effet de serre liées à notre activité dans l’hexagone, cela consiste à établir un bilan d’émission de GES (« BEGES »). Concrètement, notre association s’est appuyée sur ses ressources internes pour établir son premier BEGES sur l’année 2023 selon la méthodologie publiée par l’ADEME. En voici les résultats.

 

L’empreinte carbone d’Oteci en 2023

 Oteci a émis, entre janvier 2023 et décembre 2023 inclus, 27,6 tonnes de CO2e (plus exactement entre 25,1 et 30,5 tonnes, résultat du calcul d’incertitude)

Rapporté au nombre d’adhérents à Oteci au 31/12, cela correspond à 0,11 tonne de CO2e par personne, soit 1,2 % de l’empreinte carbone d’un français en 2022

Rapporté à nos revenus, cela correspond à 124 tonnes de CO2e par million d’euros.

Les enseignements

Est-ce un bon ou un mauvais résultat ?
Il faudrait, pour cela, pouvoir se comparer aux associations ayant une activité comparable, or, à notre connaissance, aucune n’a rendu publique son empreinte carbone

Sans surprise, le déplacement constitue le principal poste d’émissions (64 %), la part de la voiture étant prépondérante avec 60 % des émissions annuelles.

Rapportées à celles d’un français, les émissions d’un Otecien dans son activité associative en 2023 ont un poids marginal.

Ce résultat encourageant est, sans doute, le fruit de l’attention de chacun à adopter un comportement éco-responsable, dans l’association comme à la maison.

Des bonnes pratiques à pérenniser, voire à élargir dans la limite du raisonnable, comme par exemple :

  • Privilégier les transports en commun, hors avion, pour les déplacements
  • Si la voiture s’impose, s’organiser pour covoiturer
  • Éviter les déplacements si la webconférence est acceptable
  • Conduire de manière éco-responsable (rouler efficace, réduire sa vitesse sur autoroute)
  • Choisir du matériel informatique reconditionné, garder les équipements le plus longtemps possible
  • Éteindre le matériel électrique non utilisé
  • Faire preuve de sobriété dans l’utilisation des services digitaux, notamment le streaming vidéo
  • Modérer son alimentation en viande, en particulier en viande rouge

En résumé, être un acteur vertueux de l’écosystème sans être perméable aux partis pris de notre époque.

Notre proposition

Rejoignez-nous !

Pour soutenir notre engagement, nous accueillons les bonnes volontés, le premier axe de réflexion pouvant être la sensibilisation aux enjeux empreinte carbone par des ateliers, des webinaires, sur des formats déjà existants.

Le groupe de travail : Jean-Michel DESMARS, Patricia LACROIX, Martine LAURENT, Jean-Marc PAUTROT, Sophie POSTIF

<br>Quelques repères :

 L’empreinte carbone de la France

En 2022, l’empreinte carbone de la France est estimée à 623 millions de tonnes de CO2e soit 9,2t de CO2 par français. Elle est composée de 78 % de CO2 et de 16 % de CH4.
Les émissions associées aux importations pèsent 56 % de l’empreinte. Par rapport à 1995, l’empreinte carbone de la France a diminué de 7 %, les émissions intérieures ont baissé de 33 % tandis que les émissions associées aux importations se sont accrues de 32 % (1).

  • La part transports
    En 2021, les émissions des transports pèsent 30 % du total national, ratio peu différent de 2019 avant la pandémie Covid-19. Depuis 1990, les émissions de GES des transports ont augmenté de 1,9 % alors que l’ensemble des autres secteurs présentent une diminution de 30 %.
    Le transport routier, 120 Mt CO2e en 2021, était à l’origine de 95 % des émissions du secteur des transports. Les GES des transports proviennent en majorité des voitures particulières des ménages (53 % en 2021), des véhicules lourds, y compris bus et cars (27 % en 2021) et des véhicules utilitaires légers (15 %).
    Entre 1990 et 2021, les émissions des voitures particulières sont restées stables tandis que celles des poids lourds ont crû de 15 % (2).
  • La part logement
    Le logement est le second plus gros poste (2,1 t CO2e par personne en 2019), qui inclut la dépense énergétique utilisée pour le chauffage, la climatisation, les usages quotidiens, le traitement de l’eau et des déchets, l’achat du mobilier ainsi que la construction de logements neufs et la rénovation d’anciens.
    En France, plus de 90% de la production d’électricité est décarbonée (nucléaire, hydraulique de barrage et au fil de l’eau, solaire, éolien), ce qui explique la faible contribution du logement à l’impact carbone des Français par rapport à d’autres pays dans le monde (3).
  • L’alimentation
    C’est le 3ème poste. En 2019, l’empreinte carbone de l’alimentation est de 2 t CO2e par personne (4), la part la plus importante revenant aux protéines. Nous mangeons en moyenne 65 kg de viande par an, la moyenne mondiale étant de 43 kg.
  • Les biens et services
    Ce poste concerne les biens de consommation : équipements électroniques, internet, consoles de jeux, vêtements et autres biens et services. À noter que l’impact carbone du numérique tend à augmenter drastiquement ces dernières années. La production d’objets électroniques requiert une extraction importante de minéraux compliqués à purifier ensuite.

Comparaison avec les autres pays


Après une baisse en 2020 due à la pandémie de Covid-19, les émissions mondiales de GES sont reparties à la hausse. En 2022, elles ont ainsi atteint 57 400 millions de tonnes de CO2e, la part de la France représentant donc 1,1 % de ce total. Ces émissions de GES ont augmenté de 62 % entre 1990 et 2022. En 2020, l’ensemble des pays du G20 représentaient 75 % des émissions mondiales (5).

Nos sources : 

  • (1) et (4) Empreinte carbone en France de 1995 à 2022
  • (2) Emission GES du transport
  • (3) France Nation verte : Mieux se loger
  •  (5) Union Européenne, Chine, Etat Unis qui émet le plus de Gaz à Effet de Serre ?